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Publié : 5 octobre
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Programmation des sorties théâtre 2018-2019

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Programmation des sorties théâtre 2018-2019

Comme chaque année, le lycée Elisa Lemonnier propose, aux élèves internes qui le souhaitent, de participer à des soirées théâtre, pour leur plaisir, mais aussi pour les inciter à s’ouvrir à de nouvelles formes culturelles.

« PEER GYNT » d’Ibsen/ Bobee

Jeudi 15 novembre à 18h30 à l’Opéra de Rouen

Hâbleur, vaurien, menteur, égoïste, sans foi ni loi, Peer Gynt n’est ni un héros, ni un anti-héros. Il s’invente des vies fantasmées, fuit son village et ses responsabilités pour partir aux quatre coins du monde, en quête de lui-même. Il rêve de hauteurs, de reconnaissance, de grandeur, de pouvoir. Peer ne lutte pas pour de grandes idées, mais contre toute contrainte, dans la quête éperdue de ses rêves et de leur ivresse.

_ Sur scène, un gigantesque espace abandonné envoûte les spectateurs : une fête foraine en décomposition, dont la grande roue et la montagne russe ont été arrêtées en pleine course. L’Occident ressemble à une fête mal finie, un monde qui cherche à se construire dans une ruine, à l’instar d’un Peer Gynt qui se réinvente toujours joyeusement.

Durée du spectacle 3h45 retour prévu vers 00h30

« Monstres , on ne danse pas pour rien » de De Le Vallet Bidiefono

Jeudi 17 janvier à 19h30 au CDN

Danser, c’est vouloir vivre…

Dans un décor d’échafaudages, entre les poutres métalliques, dix danseurs et danseuses et trois musiciens livrent un spectacle intense et physique. Après Au-delà, présenté en 2015, Bidiefono revient au CDN avec la même fougue. Sa bande fidèle et joyeuse oppose aux monstres de la dictature les monstres positifs de la création contemporaine. Leur danse est l’affirmation de la vie. Leur spectacle est énergisant, joyeux, vital !

La danse, au Congo-Brazzaville, est une forme de résistance. DeLaVallet Bidiefono le sait bien, lui qui inaugure en 2015 le premier lieu indépendant dédié à l’art chorégraphique à Brazzaville. Un rêve réalisé pour le danseur et chorégraphe congolais. Autour de ce rêve, il imagine un spectacle endiablé. Un moment de danse, de performance et de musique dédié à l’histoire de cette construction : celle d’un lieu, mais aussi d’un parcours, d’une politique, d’une esthétique ; la construction d’un espoir.

Durée du spectacle 1h10 retour prévu vers 22h

« TA DA BONE » Collectif La Horde

Jeudi 07 novembre à 19h30 au CDN

Danse hors frontières…

Ils sont onze jeunes interprètes, venus de France, Québec, Hongrie, Pologne, Ukraine, Allemagne. Ils ne se connaissaient pas avant d’être réuni·e·s par le collectif (LA)HORDE, et dansent aujourd’hui ensemble, cette danse qui leur a permis de se rencontrer : le jumpstyle. Avant tout un sous-genre de musique électronique, le jumpstyle donne naissance à une danse éponyme dans les années 1990. Elle se découvre sur Internet, se pratique seul dans sa chambre, avant d’envahir l’espace public. Dans les rues, sur les grandes places européennes, les jumpers se retrouvent, se filment, et partagent leurs performances avec leur communauté.

Le collectif (LA)HORDE s’intéresse non seulement aux spécificités de cette danse « post internet », mais questionne également le nouveau rapport au corps qui en résulte : un corps impliqué à la fois dans des espaces réels et virtuels, en 2D et en 3D. Les trois chorégraphes analysent les mouvements des jumpers, leurs jeux de jambes exaltés, leur danse frénétique, et travaille avec eux pour les intégrer à une fiction. En déployant toutes les variations que peut offrir le jumpstyle dans la danse contemporaine, TO DA BONE dit quelque chose d’une révolte intime de la jeunesse.

Durée du spectacle 1h retour prévu vers 21h30

 Breaking the waves » de Myriam Muller 

Jeudi 21 mars au CDN à 19h30

La vie à tout prix, quel qu’en soit le sacrifice.

Myriam Muller s’empare d’un classique du cinéma : Breaking the Waves, un des premiers films de Lars von Trier. On y parle d’Amour, avec un A majuscule, loin des comédies romantiques. Celui de Bess et Jan, celui d’une jeune femme ayant grandi dans une communauté religieuse repliée sur elle-même et d’un étranger, plus âgé, travaillant sur une plateforme pétrolière. Accidenté, paralysé, Jan incite Bess à se détacher de lui, à aimer d’autres hommes et à lui raconter ces autres amours. En dépit de l’hostilité de toute sa communauté, Bess va tenter de faire vivre cet amour par procuration, sans concessions, jusqu’au sacrifice ultime.

Pour Myriam Muller, il y a du théâtre dans cette histoire : l’impact émotionnel est vif, et seule doit compter l’expression brute et immédiate des sentiments. Dans une salle des fêtes un peu décatie, où joue un orchestre de fortune, les personnages évoluent, complexes, oscillant entre rires et larmes. Jusqu’où un être humain est-il prêt à aller par amour ? Pas de leçon à tirer de l’histoire de Bess : c’est le tiraillement et le doute ressenti face aux motivations de la jeune femme qui rend Breaking the Waves universel et bouleversant.

Durée du spectacle 2h 30retour prévu vers 22h45

SOIREE EVENEMENT !

« EUGENE ONEGUINE » de TCHAIKOVSKY

Mardi 28 mai à 19h30 à l’Opéra de Rouen

Marie-Eve Signeyrole, remarquée au festival d’Aix-en-Provence, signe une mise en scène audacieuse qui place les personnages du célèbre opéra de Tchaïkovski dans la Russie contemporaine. Décapant !

Eugène Onéguine est un jeune dandy pétersbourgeois , fils d’un père qui se ruine pour maintenir un train de vie dispendieux. Oisif, blasé, il a le sentiment d’avoir fait le tour des choses, et éprouve un profond spleen. À la mort de son père, il abandonne tout aux créanciers. S’étant libéré de ses soucis financiers pétersbourgeois, il profite de l’héritage de son oncle et se retire à la campagne. Mais les charmes de la vie campagnarde n’éveillent son intérêt que quelques jours.

Cet opéra phare de Tchaïkovski et du romantisme nous transpose entre 1999 et 2003, dans une Russie où cohabitent l’opulence et la misère. Les personnages logent dans des kommunalka, ces appartements communautaires hérités de la révolution russe bolchévique. La promiscuité dans laquelle ils vivent, la précision de détails réalistes et la force des images vidéos mettent à nu les conflits politiques, sociaux et amoureux de l’intrigue. 

Durée du spectacle 3h retour prévu vers 23h45

Informations pratiques et utiles

  • Inscription auprès de Mme Zekouti (salle 221)ou auprès des maîtres d ’internat
  • TARIF 9 EUROS Si adhésion au fse , financement du prix du billet à hauteur de 50 %.
  • Places limitées à 10 pour chaque spectacle, réservées aux internes du lycée.
  • Autorisation de sortie indispensable avant chaque représentation. Départ du lycée
  • ]Chaque sortie sera encadrée par un professeur
  • LE TRAJET SE FAIT à pied/ Retour prévu à l’internat selon la durée du spectacle
  • Professeur coordinateur :R. Zekouti